04 juillet 2007
Août 2008 – Juliette et Arnaud
Vibration quantique ou
Alternative quantique ou
Univers quantique
[ Mercredi 6 Juillet 2005 - c'est ce matin, peu avant trois heures, que les cinq villes candidates pour accueillir les jeux Olympiques d'été de 2012, ont passé leurs oraux. A 13 h 49, le vainqueur a été annoncé, il s'agit de Londres à 54 voix contre Paris à 50 voix. En France, c'est la déception. Paris enregistre un troisième échec après les Jeux de 1992 (attribués à Barcelone) et de 2008 (attribués à Pékin). David Douillet indique que la France « a fait le maximum » et qu'elle n'a « pas à rougir ». « Nous devons perdre dans la dignité », a-t-il déclaré avant d'ajouter que « nous, nous avons respecté les règles ». ]
( réf : http://blog.fanch-bd.com/images/politique/delanoe_01.jpg )
Le ciel s’est légèrement entrouvert sur la Bretagne, les herbes sèches et les broussailles épineuses de la côte sauvage ondoient doucement sous la caresse de ce vent printanier, ainsi que la petite voile de l’esquif couché sur le flanc, petite barque posée sur la plage de sable fin de la crique au bas de la falaise escarpée.
Marée montante.
Tout frissonne tendrement sous le frôlement de l’air, tout est mélodieux.
Ils ont arrêté la voiture au bord de la route pour continuer à pied le long d’un sentier au départ bordé de pins et de touffes d’ajoncs, puis de quelque touffes d’herbes drues lorsque le sentier continuait à longer la falaise.
Juliette et Arnaud sont maintenant en haut de la falaise rocheuse, face à l’océan. Après avoir bien contemplé le paysage, se tenant la main, reposés, ils ferment les yeux.
Pieds fermement posés au sol, pour mieux ressentir l’énergie du lieu.
L’eau, la mer...
Portés par la marée, les flots se déversent le long de la côte, claquements réguliers des vagues le long des rochers, sons distants qui arrivent étouffés aux oreilles de Juliette et Arnaud.
Rythme régulier, mais en observant plus attentivement chaque vague déferlant le long des rochers, un observateur consciencieux se serait aperçu que chacune était singulière, nulle ne ressemblant à la précédente ou à la suivante.
Paradoxe de la régularité et du changement.
L’air, le vent...
Chaque élément du lieu entre en résonance avec la pulsation environnante, vibre selon sa propre nature, sans heurt ni violence, en communion avec le souffle aérien ambiant.
Le vent a pris possession de la côte et circule amoureusement comme une immense aile se déployant et enveloppant tout le paysage.
Passant et repassant, il fait vibrer chacun des éléments qu’il rencontre sur son passage à travers de douces caresses.
Un oiseau blanc...
Le vent est son propre souffle, mais aussi l’ondulation des rares touffes d’herbes, le crissement léger du sable de la crique, l’envol des gerbes d’écume des vagues frappant les rochers, l’étirement des nuages voyageant lentement à travers le ciel, le claquement de la voile de la petite embarcation, le cliquetis de ses gréements, la rugosité des pointes acérés des rochers au bas de la falaise, les effluves volés aux pins du petit chemin côtier...
Il est souffle, aveugle à lui-même mais se ressentant à travers la pluralité des autres. De même, tout élément du lieu est aveugle à sa propre nature, mais cependant conscient d’« être » par l’intervention du souffle qui circule.
La terre...
Elément de stabilité, qui porte toute évolution. Là pour la marée montante, là pour la marée basse...
Là... Soutenant les bâtisses des êtres humains ; supportant les arbres centenaires ; accueillant les nids et les terriers ; permettant la croissance des gerbes de blé ; donnant de sa substance pour le tracé des chemins bordés de haies coupe-vent ; prêtant sa surface pour les prés verdoyants où jouent les enfants et se couchent les amants, pour les lavoirs, les églises, les manoirs d’antan, les ruines...
Toujours là...
Elément porteur de toute évolution. La côte est restée naturelle : pour une fois sensé, l’homme a coopéré avec respect et harmonie et n’est intervenu que par petites touches, comme avec le tracé de ce chemin courant le long de la falaise, minuscule cicatrice qui permet à l’être humain de participer à la magie du lieu.
Liberté, pas d’amour sans liberté : les autres éléments ont été laissés en paix, entre les mains de la nature...
Enfin, le feu...
Toujours imprévisible. Flamboyant, rougeoyant ou minuscules étincelles d’un souffle presque éteint...
Ce jour, quelques rayons de soleil percent par intermittence à travers la masse nuageuse.
Ombres et lumière, tons pastels puis flamboyants pulsent par le rythme du vent déplaçant les nuages.
Une symphonie naturelle.
La terre, moments de silence ponctuant la musique.
Quelques courts instants de rayons lumineux, par intermittence, comme des coups de cymbales...
L’eau, étendue presque immobile à l’horizon, roulant ses vagues le long des rochers, allegro...
Et la mélodie joué par ce vent printanier, improvisé chef d’orchestre de cette comédie musicale.
Et tout est. Immuable et toujours en évolution...
Arnaud et Juliette sont heureux, et ressentent de tout leur être la joie de vivre la volupté de l’existence.
Mais intérieurement, ils se sentent frustrés d’en rester là : leur ego souhaite autre chose. Un frisson plus intense, une convulsion amoureuse, ou tout autre sensation inconnue.
Oh, ils ne demandent pas grand chose, ni que cela dure pour l’éternité, mais uniquement un court instant pour eux.
Rien que pour eux... Oublier un court moment l’harmonie universelle, être entièrement et pleinement égoïste.
Le vent a aussi une pensée de ce genre et décide de vibrer un peu plus intensément.
Juste un court moment. Un court instant.
Oh, uniquement un minuscule changement, cela ne risquait pas de perturber l’ordre et tout reviendrait comme avant une fois son expérience achevée. Un saut quantique minuscule en quelque sorte, juste pour voir.
Coïncidence, ces deux pensées entrent en résonance au même instant : Juliette toute à sa méditation augmente très légèrement sa concentration, Arnaud se laisse porter un peu plus par son imaginaire.
La conjonction de ces deux évènements provoque un flash commun.
Le temps disparaît soudainement. C’est un saut dans l’inconnu. Le frisson de la peur et aussi l’extase du renouveau, il faut faire confiance.
Le temps pour leur esprit de tournoyer quelques secondes, tout l’univers des possibles se met ainsi à exister, un temps de suspens pour toute réalité.
… Juliette est T’Lijeute, sur Mars, assise à coté de Radnua, le long du canal d’inondation d’Ares Vallis, à une quarantaine de kilomètres de la ville de Douce-Cudi... Elle est aussi « Spirit_775 », l’élève spirituel formé par Youni... Enfin, elle est canal d’énergie...
Et elle communique ses pensées à Arnaud.
Lui, comprend alors enfin la véritable nature de Juliette. Se laissant aller à son tour, il partage ses pensées avec elle : il est flot d’informations submergeant espace et temps. Il est ferme bretonne de ses grands parents, odeur du pain grillé, jeux dans les prés avec ses cousins cousines, il est toute sa jeunesse...
Mais il est aussi futur, Centre d’accueil, projet en commun initié par Juliette.
Communiant leurs pensées, ils sont soudainement un. Avant la séparation. Un flash formidable où tout se mélange.
Terre, Mars, Vénus, Etoiles, Big bang, Esprits, Temps ancien, plus particulièrement fin dix-huitième, dans la famille Laroche Foucauld au moment où Lafayette embarque pour l’Amérique, Alliance avec « Youni ».... et aussi Temps imaginaire de Simplette et Pluto...
La dépense d’énergie est considérable, ils ne peuvent rester suspendus hors du temps éternellement en symbiose. Doucement, lentement ils reprennent contact avec la réalité ambiante.
Un peu étourdis, ils regardent tranquillement l’océan face à eux.
Le Centre. Ce fameux Centre... Il allait exister. Peut-être pas ici, mais sûrement dans un endroit comme celui là...
Au bout de quelques instants, il s’en retournent sur le chemin bordé d’ajoncs. La voiture s’éloigne lentement, retour vers Quiberon, puis Paris.
Les vagues continuent à battre le long des rochers, comme si rien ne s’était passé...
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